Le Danemark a ouvert la voie dès 2010, suivi de près par plusieurs pays d’Europe occidentale, alors que d’autres maintiennent des interdictions strictes malgré des avancées sur d’autres droits LGBT. Certains États américains autorisent l’adoption conjointe, tandis que d’autres la réservent aux célibataires ou aux couples mariés, excluant de fait de nombreux foyers.
Des différences notables persistent entre les législations nationales, parfois même à l’intérieur d’un même pays. Les démarches administratives se heurtent souvent à des interprétations variables selon les régions ou les tribunaux.
Adoption homoparentale : panorama mondial des législations actuelles
Regarder la carte des droits en matière d’adoption homoparentale, c’est mesurer l’ampleur des écarts. L’Europe occidentale s’est affirmée comme un moteur dans la reconnaissance des couples homosexuels désireux de fonder une famille. Des pays comme les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Espagne, le Portugal ou la Suède ont été parmi les premiers à inscrire le mariage homosexuel dans la loi, ouvrant logiquement l’adoption à tous les couples, qu’il s’agisse d’adoption plénière ou simple.
De l’autre côté de l’Atlantique, le Canada, l’Uruguay, l’Argentine ou la Colombie témoignent d’une législation pleinement inclusive, qui reconnaît le droit à l’adoption des couples homosexuels sans réserve. Aux États-Unis, la situation est loin d’être uniforme : tout dépend de l’État dans lequel on se trouve. Certains facilitent l’adoption sans restriction, d’autres dressent encore des obstacles, profitant de l’absence de reconnaissance fédérale automatique du mariage homosexuel.
En Asie, Taïwan s’impose comme pionnier en ouvrant l’adoption conjointe aux couples de même sexe, signe d’une évolution progressive hors du périmètre occidental. L’Afrique du Sud, quant à elle, fait figure d’exception sur son continent en autorisant cette forme d’adoption depuis 2002, devançant largement ses voisins.
La commission européenne tente de promouvoir la reconnaissance mutuelle des droits parentaux entre États membres, mais l’unanimité reste hors de portée. Dans l’Union, des pays comme la Pologne ou la Hongrie persistent à refuser l’accès à l’adoption pour les couples homosexuels, malgré l’ouverture du mariage ailleurs. Les évolutions se font au rythme des choix politiques et des arrêts de justice, miroir de débats profonds sur la place et la légitimité des familles homoparentales.
Quels pays ouvrent réellement l’adoption aux couples de même sexe ?
Vingt ans ont suffi pour que le paysage mondial de l’adoption homoparentale se transforme radicalement. Les premiers à s’engager dans cette voie sont majoritairement européens :
- France
- Belgique
- Pays-Bas
- Espagne
- Danemark
- Suède
- Norvège
- Islande
- Royaume-Uni
- Allemagne
- Portugal
- Irlande
- Finlande
- Autriche
- Slovénie
- Estonie
- Grèce
- Suisse
- Luxembourg
- Malte
Des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Portugal, l’Irlande, la Finlande, l’Islande, l’Autriche, la Suisse, le Luxembourg ou Malte ont pris le même chemin. L’Europe occidentale s’impose comme référence en la matière.
En Amérique, le Canada, l’Argentine, l’Uruguay, la Colombie, le Brésil, plusieurs États du Mexique et certains États américains accordent l’adoption conjointe aux couples homosexuels. La Nouvelle-Zélande et l’Australie ont également légiféré pour ouvrir ces droits, tout comme l’Afrique du Sud sur le continent africain.
S’agissant du Moyen-Orient et de l’Asie, la liste des pays concernés reste courte : Israël permet l’adoption aux couples homosexuels sous certaines conditions. Taïwan a reconnu le mariage et l’adoption pour tous, tandis que la Thaïlande commence à revoir ses lois en ce sens.
Pour faciliter la lecture, voici deux listes des pays cités régulièrement comme acceptant l’adoption homoparentale :
- Pays européens acceptants : France, Belgique, Espagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Norvège, Islande, Royaume-Uni, Allemagne, Portugal, Irlande, Finlande, Autriche, Slovénie, Estonie, Grèce, Suisse, Luxembourg, Malte.
- Pays américains et autres : Colombie, Brésil, Mexique (certains États), Uruguay, Argentine, Canada, États-Unis (certains États), Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Israël, Taïwan.
La liste des pays acceptants s’élargit au fil des modifications législatives sur le mariage homosexuel et la reconnaissance des droits parentaux. Malgré des écarts persistants, la tendance mondiale s’oriente vers une reconnaissance accrue des familles homoparentales.
Ressources pratiques et conseils pour les futurs parents concernés
Se lancer dans l’adoption homoparentale exige de la cohérence et une solide préparation. Les procédures diffèrent selon le type d’adoption visé,qu’il s’agisse d’adoption plénière, simple ou internationale. En France, la loi Taubira a ouvert la porte, mais la réalité reste exigeante : passage devant le tribunal judiciaire, requête auprès du Juge aux Affaires Familiales, démarches avec un notaire pour établir la filiation… Chaque étape demande une organisation méticuleuse.
Pour constituer un dossier solide, il faut anticiper les pièces à fournir : justificatifs de revenus, description du projet parental, attestations diverses, résultats d’enquêtes sociales. Un avocat spécialisé en droit de la famille peut faire toute la différence, notamment quand il s’agit de PMA ou d’enfants nés à l’étranger. Le fil rouge, c’est la protection de l’enfant : stabilité du couple, cadre éducatif rassurant, attachement solide.
Quiconque envisage une adoption internationale doit vérifier les conditions imposées par les pays partenaires, car tous ne reconnaissent pas l’adoption homoparentale et certains fixent des critères très restrictifs. Se rapprocher d’associations reconnues, comme l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) ou la Fédération des associations pour l’adoption (EFA), offre un accompagnement précieux à chaque étape.
Voici quelques recommandations concrètes pour aborder ce parcours :
- Consultez le Code civil afin d’avoir une vision claire de vos droits et obligations.
- Rencontrez un notaire ou un avocat pour sécuriser la filiation de l’enfant.
- Échangez avec des familles déjà passées par l’adoption pour bénéficier de leurs conseils et retours d’expérience.
Les trajectoires des enfants adoptés par des couples homosexuels sont aussi variées que les histoires familiales elles-mêmes. À chaque parcours, ses défis et ses forces ; et partout, la même volonté de bâtir un foyer solide, reconnu, et ouvert sur l’avenir.


